Je que je suis arrivé à un stade où je peux commencer à m'inquiéter. Je n'écris plus, ou plutôt, ne sait plus quoi écrire. Alors j'essaye, peut-être qu'en me lançant de cette manière, cela repartira. J'espère. Ou bien peut-être que mon esprit est saturé. Mon corps peut-être. Je cherche des réponses. C'est comme une thérapie. La thérapie par l'écriture. Suis-je malade ? " Non, tu as dix-sept ans " . Je ne crois pas que ce soit en relation. J'ai appris à comprendre que l'âge n'avait rien d'un critère crédible, tout le monde est bel et bien différent. Certaines personnes ont d'ailleurs moins de chance que d'autres. La vie est injuste. Tant mieux. L'injustice, je vous l'avoue, m'a toujours répugné. Mais quand elle est inéluctable, mieux vaut-il l'apprivoiser. Ce que je fais d'ailleurs, et ce que très peu de gens comprennent. Les gens m'ennuient, me lassent. Il y a des exceptions, encore heureux. Étrangement, j'ai fait pas mal de rencontres intéressantes ces derniers temps. C'est un bon point. En revanche, beaucoup trop de malentendus avec certains. Passons au-dessus. Ce n'est pas de la lâcheté, je ne suis pas un lâche fuyard, je ne suis qu'à la poursuite d'un petit îlot de tranquillité. Mais la tranquillité, ça ne m'ira pas bien longtemps. Il ne faut jamais que je me lasse. Sinon je meurs. Oui, je crois bien que mon problème, c'est que je me lasse trop vite. La preuve, je ne veux plus continuer d' écrire. Quoi que ... je crois bien que ça me plait. Ça doit être la thérapie qui fait effet. Une thérapie contre l'ennuie. Il n'y a que l'ennuie qui peut nous morfondre, mais que l'ennuie qui nous permet de réfléchir. Réfléchir. Seul. La solitude. J'ai mal au bras. Suffit !